Turandot, opéra porno ?

Par Christophe Rizoud | mar 12 Septembre 2017 | Imprimer

Que ne faut-il pas faire pour attirer l’attention du grand public ? A Stockholm, le Folkoperan prétexte une nouvelle production de Turandot pour diffuser une vidéo promotionnelle où les notes de « Nessun dorma », l’air le plus connu de la partition, sont remplacées par des soupirs de plaisir. D’où l’accroche publicitaire : « un opéra fait d’orgasmes ». Depuis sa fondation en 1976 par Claes Fellbom, le Folkoperan a choisi de prendre le contrepied du très institutionnel Royal Swedish Opera en bousculant les conventions. N’aurait-il pas cette fois poussé le bouchon un peu trop loin ?